Partager l'article ! Réforme, disent-ils ? De qui se moque-t-on ?: Depuis le 1er janvier, une franchise identique de 0,50 € a été instituée sur tous les médicaments ...
Le montant de cette franchise serait versé à un fonds pour la recherche contre la maladie d'Alzheimer.
Voilà qui est fort intéressant mais peu réaliste puisque deux objectifs contradictoires sous-tendent cette démarche.
D'un côté, on veut alimenter un fonds de recherche. Noble intention mais pourquoi seuls les malades seraient mis à contribution pour un problème de santé publique ?
De l'autre côté, il s'agirait de freiner la consommation de médicaments dont parait-il les français sont trop friands.
Mais alors, si les français achètent moins de médicaments, le fonds de recherche ne sera plus alimenté correctement et avec la démarche de taxer les malades, l'expérience démontre que l'Etat ne mettra pas la différence.
Où est la logique de cette nouvelle taxe ? De qui se moque-t-on ?
Par ailleurs, les grands esprits qui ont concocté cette réforme ont-ils vraiment étudié les conséquences de cette nouvelle charge pour les ménages ?
Pour notre part nous en voyons plusieurs qui sont porteuses de graves dangers.
Tout d'abord sur un plan financier.
La linéarité du prélèvement va pousser ceux qui en ont les moyens à se faire prescrire les derniers médicaments sortis, dont les plus chers, puisque proportionnellement la charge du nouveau prélèvement pèsera moins sur un médicament cher que sur un médicament peu cher.
Quid du devenir des génériques qui devaient contribuer à diminuer le déficit de la Sécurité Sociale ? Qui sera le grand gagnant de cette réforme : sûrement pas les patients qui sont rarement prescripteurs de la longueur de leur ordonnance, mais si on regardait du côté des laboratoires pharmaceutiques ?
Quid du devenir de l'homéopathie peu onéreuse et surtout souvent préventive ?
Comment feront ceux dont les moyens sont déjà insuffisants pour se soigner correctement ? D'ores et déjà les personnes les plus démunies consultent moins que l'ensemble de la population ("la santé des plus pauvres" Insee octobre 2007)
Devra-t-on attendre une pandémie pour que ces grands esprits prennent conscience des risques encourus par une population mal soignée ?
Mais il s'agit peut-être d'avancer sur le démantèlement de Sécurité Sociale en favorisant l'auto médication avec tous les dangers que cela comporte, en faisant croire, que le médicament est un produit comme un autre, distribué en grandes surfaces comme il en est question.
Au-delà du plan financier, nous voyons dans cette nouvelle réforme des dangers aux plans moral et sociétal.
Dans quel pays développé, les malades doivent-ils être ceux qui financent ce qui relève de la collectivité, surtout pour les maladies les plus graves ? Il ne s'agit pas là d'une assurance comme l'assurance auto où ceux qui prennent le risque sont ceux qui le payent. On ne choisit pas d'être malade, on subit la maladie.
Quelle société développée peut se permettre de laisser sur le bord du chemin ceux qui n'ont pas les moyens d'y vivre correctement et en bonne santé.
La dernière trouvaille du gouvernement est de faire bénéficier les plus démunis d'une aide au financement d'une couverture complémentaire.
Réjouissons-nous, il faut n'avoir qu'entre 606 et 725,25 € de revenus mensuels pour une personne seule pour pouvoir bénéficier de cette aumône.
A qui fera-t-on croire qu'avec de tels revenus il est possible d'avoir une couverture complémentaire ? Il est déjà plus qu'hypothétique de pouvoir se loger et se nourrir avec de pareils revenus.
Les effets d'annonce font beaucoup de bruit mais la réalité, plus discrète, est plus têtue.
On ne peut bâtir une véritable société avec des plus que nantis et des oubliés.
Ce n'est pas notre conception d'une société harmonieuse et solidaire.
Réforme, disent-ils ? De qui se moque-t-on ?
Cher(e)s Draveillois(es),
C'est dans un contexte national assez particulier que je me présente à vous en tant que Secrétaire nouvellement élu de la section du Parti Socialiste de Draveil. Je profite de la présente occasion pour remercier tous ceux qui m'ont accordé leur confiance et leur dire que mon engagement militant sera d'abord le changement dans la continuité du travail de qualité fait par mes prédécesseurs : celui d'une opposition constructive au service de l'intérêt général sur les plans communal et cantonal, pour démontrer qu'une autre gestion est possible sur la ville et sur le canton. D'un point de vue socialiste purement interne, mon engagement sera celui du rassemblement des différentes sensibilités qui font la richesse de notre Maison car de grands chantiers nous attendent dès aujourd'hui : écouter l'attente des français qui ont peur du lendemain, de la précarité et de la paupérisation, qui se replient sur des réflexes communautaires.
Nous sommes à la croisée des chemins et nous avons le choix entre implosion ou rassemblement dans la rénovation de notre force militante.
Cessons de perdre notre énergie dans des querelles intestines. Acceptons le processus naturel de régénération de notre fonctionnement interne. Assumons pleinement notre processus démocratique de désignation interne digne du grand parti que nous sommes. C'est un impératif !
Je m'appelle Serge Chevalier. Mon engagement politique est le fruit d'un long cheminement personnel. Je suis né à Draveil en 1964. Je connais particulièrement bien ma ville pour y avoir toujours vécu. J'y ai fait mes études d'abord au collège Alphonse Daudet, puis au lycée de Montgeron.
Je travaille à l'hôpital Joffre-Dupuytren depuis 24 ans, je suis aide-soignant depuis 1988 et militant syndical, ce qui me permet de connaître et d'être confronté aux problématiques de santé publique si importants de nos jours.
J'aime particulièrement ma ville, je la connais bien, mais j'ai besoin de toutes les bonnes volontés pour faire grandir le Parti Socialiste à Draveil et sur le canton et mieux comprendre les enjeux. Je m'adresse particulièrement au milieu associatif et économique, à la société civile.
Je souhaite être celui qui sera au service de tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs de solidarité, de justice et de cohésion sociale et de démocratie participative. Je serais aussi le maillon entre notre fédération et notre section .J'en profite pour féliciter notre nouveau Secrétaire Fédéral Carlos Da Silva et lui souhaiter bonne chance et nous souhaiter une bonne collaboration.
Je ne serais jamais assez reconnaissant à Daniel Groiselle, qui fut mon prédécesseur et mon tuteur politique et dont les sensibilités écologiques et valeurs humanistes seront bien sûr le cadre de toute réflexion constructive que j'aurais à mener.
Pour mettre en œuvre cet engagement, mes moyens seront constance, combativité et détermination pour lui donner du sens et participer à l'émergence d'un courant socialiste fédérateur sur la ville, le canton, et la neuvième circonscription.
Avec toute ma conviction socialiste
Serge Chevalier
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