Partager l'article ! M. Tron : Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais !: Le Parisien du 26 décembre nous informe que le Député-Maire de Dravei ...
Le Parisien du 26 décembre nous informe que le Député-Maire de Draveil réside dans un logement
de 120 m2 à vocation sociale dans le XVè arrondissement de Paris à un prix défiant toute concurrence. Attribué par Monsieur Balladur, il profiterait de cet avantage depuis plus de 15 ans.
Depuis qu’il est Maire de Draveil, les logements à loyers modérés ont baissés de 30% et les loyers sont devenus inabordables pour nos concitoyens. G. Tron a mis Draveil dans les mains des promoteurs immobiliers sans se soucier des conséquences.
Mais comment M. Tron peut-il comprendre les attentes des Draveillois quand la vie quotidienne se situe dans les quartiers chics de Paris ?
(le Parisien : www.leparisien.fr )
Article Essonne : "Georges Tron obligé de se justifier sur son logement parisien"
Cher(e)s Draveillois(es),
C'est dans un contexte national assez particulier que je me présente à vous en tant que Secrétaire nouvellement élu de la section du Parti Socialiste de Draveil. Je profite de la présente occasion pour remercier tous ceux qui m'ont accordé leur confiance et leur dire que mon engagement militant sera d'abord le changement dans la continuité du travail de qualité fait par mes prédécesseurs : celui d'une opposition constructive au service de l'intérêt général sur les plans communal et cantonal, pour démontrer qu'une autre gestion est possible sur la ville et sur le canton. D'un point de vue socialiste purement interne, mon engagement sera celui du rassemblement des différentes sensibilités qui font la richesse de notre Maison car de grands chantiers nous attendent dès aujourd'hui : écouter l'attente des français qui ont peur du lendemain, de la précarité et de la paupérisation, qui se replient sur des réflexes communautaires.
Nous sommes à la croisée des chemins et nous avons le choix entre implosion ou rassemblement dans la rénovation de notre force militante.
Cessons de perdre notre énergie dans des querelles intestines. Acceptons le processus naturel de régénération de notre fonctionnement interne. Assumons pleinement notre processus démocratique de désignation interne digne du grand parti que nous sommes. C'est un impératif !
Je m'appelle Serge Chevalier. Mon engagement politique est le fruit d'un long cheminement personnel. Je suis né à Draveil en 1964. Je connais particulièrement bien ma ville pour y avoir toujours vécu. J'y ai fait mes études d'abord au collège Alphonse Daudet, puis au lycée de Montgeron.
Je travaille à l'hôpital Joffre-Dupuytren depuis 24 ans, je suis aide-soignant depuis 1988 et militant syndical, ce qui me permet de connaître et d'être confronté aux problématiques de santé publique si importants de nos jours.
J'aime particulièrement ma ville, je la connais bien, mais j'ai besoin de toutes les bonnes volontés pour faire grandir le Parti Socialiste à Draveil et sur le canton et mieux comprendre les enjeux. Je m'adresse particulièrement au milieu associatif et économique, à la société civile.
Je souhaite être celui qui sera au service de tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs de solidarité, de justice et de cohésion sociale et de démocratie participative. Je serais aussi le maillon entre notre fédération et notre section .J'en profite pour féliciter notre nouveau Secrétaire Fédéral Carlos Da Silva et lui souhaiter bonne chance et nous souhaiter une bonne collaboration.
Je ne serais jamais assez reconnaissant à Daniel Groiselle, qui fut mon prédécesseur et mon tuteur politique et dont les sensibilités écologiques et valeurs humanistes seront bien sûr le cadre de toute réflexion constructive que j'aurais à mener.
Pour mettre en œuvre cet engagement, mes moyens seront constance, combativité et détermination pour lui donner du sens et participer à l'émergence d'un courant socialiste fédérateur sur la ville, le canton, et la neuvième circonscription.
Avec toute ma conviction socialiste
Serge Chevalier
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Il est des hommes politiques dont la réputation est usurpée. Georges Tron est de ceux-là. Son entrée au gouvernement a été saluée comme l’arrivée d’un villepiniste, sous-entendu d’un homme ayant « une certaine idée de la France » et attaché au service de la nation, ainsi qu’est supposé l’être Dominique de Villepin. En le nommant, Nicolas Sarkozy aurait donc fait l’effort de promouvoir un homme qui est à son opposé, ne cède pas au credo libéral et a une certaine tenue.
Sur ce dernier point, Georges Tron n’a rien à envier pourtant à Nicolas Sarkozy. En 1995, alors que la bataille fratricide était à son comble entre balladuriens et chiraquiens, le député de l’Essonne, pourtant balladurien lui aussi, avait balancé : « Il faudrait que Sarkozy cesse de considérer qu’il a une rente à vie sur les balladuriens […] Il ne connaît que deux catégories, les esclaves et les salauds. Il a tort, le garde-à-vous, c’est fini ! » Ce à quoi Sarko lui avait rétorqué : « Je savais que tu étais un imbécile. Maintenant je sais que tu es aussi méchant. » Le professeur Choron, fondateur d’Hara Kiri, journal « bête et méchant », doit rigoler dans sa tombe ; s’il avait vécu jusqu’à l’élection de Sarko, il aurait pu voir son journal remplacer avantageusement le Journal officiel…
Pour les fonctionnaires, « c’est pas le pied »
A Draveil, la ville de l’Essonne dont Georges Tron est maire depuis 1995, la formule fuse dès qu’on évoque son nouveau destin ministériel : « Eh ben, pour les fonctionnaires, ça va pas être le pied ! », suivie d’un rire entendu qui doit faire allusion à quelque histoire locale réservée aux initiés.
Si « ça ne va pas être le pied », c’est que ce méchant con de Tron – c’est bien ce qu’a dit Sarko, non, avant de lui trouver les qualités d’un sous-ministre ? –, a, le 21 janvier 2009 – date propice pour couper des têtes –, cosigné une proposition de loi présentée par une flopée de députés UMP, parmi lesquels Olivier Dassault et Axel Poniatowski, qui ne sont pas connus pour leur amour immodérée de la fonction publique, et pour cause… Ce texte visait à instituer « la liberté de recrutement par les collectivités territoriales ». Avec toujours ces maîtres mots de la Sarkozye dès qu’il s’agit de casser l’existant : modernisation, simplification, adaptation. A quoi ? Au « marché » pardi !
Le texte, que ses signataires de l’UMP espéraient voir entrer en vigueur au 1er janvier 2010, prévoyait que « les personnels des administrations des régions, des départements, des communes, et de leurs établissements publics mentionnés à l’article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires » seraient dorénavant « recrutés par contrat, à l’exception de ceux exerçant une mission de service public, qui restent soumis aux dispositions actuellement en vigueur ». En termes plus immédiatement compréhensibles : à de rares exceptions près – dont la liste n’était pas fournie… –, on n’embaucherait plus que des contractuels, et plus aucun fonctionnaire… De quoi offrir « aux collectivités concernées une souplesse de gestion des compétences de leurs personnels au plus près des besoins réels », selon la formule de faux cul retenue.
Les faux poulets de Draveil ont dû changer de nom
La Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP), dont une branche est spécialisée dans la défense des policiers municipaux, ne s’y était pas trompée, en diffusant en juin 2009 un tract (extrait ci-contre) dénonçant « la création du fonctionnaire jetable » et illustré par les logos de différentes sociétés spécialisées dans le travail temporaire, comme Manpower ou Adecco… Il était titré : « Vers la fin de la fonction publique », et affirmait que Draveil lui avait déjà servi de laboratoire. En effet.
En 1999, la police municipale de Draveil change de nom et devient Draveil Sécurité. Il ne s’agit pas d’une opération marketing. Simplement que la « police municipale » de Georges Tron… n’en est pas une et n’a donc pas le droit de conserver cet intitulé ! Les « policiers » ne peuvent plus se prétendre tels et ne sont plus que des « agents de sécurité de voie publique ». Ce sont des vigiles, des employés de gardiennage, salariés de Draveil Sécurité, rien d’autre.
Il se trouve qu’en avril 1999, la législation sur les polices municipales avait changé, et que la mairie de Draveil n’en avait tenu aucun compte. « Ses agents n’ont pas fait l’école ni passé le concours, certains viennent des services techniques municipaux. Ils portent la tenue sans en avoir le droit ! », s’était insurgé le Syndicat indépendant de la police municipale (SIPM), sans compter leur « recrutement hors du cadre légal », l’« encadrement assuré par des agents retraités issus d’autres corps », l’« absence de formation » et d’« évolution de carrière », etc. Les services de Tron avaient dénoncé une cabbale. Jusqu’à ce que le préfet tranche : c’est bien le SIPM qui avait raison…
Et avec le service municipal Draveil Sécurité, Georges Tron n’a pas forcément trouvé la bonne parade. Car les missions affectées à ses « agents » ne sont pas claires. A dessein ? La loi, elle – et ses textes d’applications – sont clairs : « Les agents de police municipale quel que soit leur grade ne peuvent être que des fonctionnaires territoriaux. La loi prohibe ainsi clairement le recrutement d’agents “supplétifs“ exerçant des missions de police municipale en dehors dudit cadre d’emploi. » A croire que ces précisions ont été rédigées juste pour Tron…
La proposition de loi déposée le 21 janvier 2009 pour liquider petit à petit la fonction publique territoriale, au fur et à mesure des nouveaux recrutements, est passée la trappe. Voilà plus d’un an qu’elle a été renvoyée, pour examen, à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Mais maintenant que Tron est ministre, il peut déposer, non plus une proposition, mais un projet de loi. Qui sera bien plus facilement examiné. Surtout qu’avec la réforme territoriale qui devrait entrer en vigueur en 2014, il a un argument en or pour vendre à l’opinion « une amélioration des services rendus à un moindre coût pour les finances publiques et le contribuable ».
Ce n’est pas dans nos habitudes de donner des conseils de mobilisation et de grève aux fonctionnaires mais, sans vouloir les presser, faudrait se grouiller…
Bruno Larebière
Article extrait de Minute n° 2455 à paraître demain mercredi 7 avril.
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]
Il est des hommes politiques dont la réputation est usurpée. Georges Tron est de ceux-là. Son entrée au gouvernement a été saluée comme l’arrivée d’un villepiniste, sous-entendu d’un homme ayant « une certaine idée de la France » et attaché au service de la nation, ainsi qu’est supposé l’être Dominique de Villepin. En le nommant, Nicolas Sarkozy aurait donc fait l’effort de promouvoir un homme qui est à son opposé, ne cède pas au credo libéral et a une certaine tenue.
Sur ce dernier point, Georges Tron n’a rien à envier pourtant à Nicolas Sarkozy. En 1995, alors que la bataille fratricide était à son comble entre balladuriens et chiraquiens, le député de l’Essonne, pourtant balladurien lui aussi, avait balancé : « Il faudrait que Sarkozy cesse de considérer qu’il a une rente à vie sur les balladuriens […] Il ne connaît que deux catégories, les esclaves et les salauds. Il a tort, le garde-à-vous, c’est fini ! » Ce à quoi Sarko lui avait rétorqué : « Je savais que tu étais un imbécile. Maintenant je sais que tu es aussi méchant. » Le professeur Choron, fondateur d’Hara Kiri, journal « bête et méchant », doit rigoler dans sa tombe ; s’il avait vécu jusqu’à l’élection de Sarko, il aurait pu voir son journal remplacer avantageusement le Journal officiel…
Pour les fonctionnaires, « c’est pas le pied »
A Draveil, la ville de l’Essonne dont Georges Tron est maire depuis 1995, la formule fuse dès qu’on évoque son nouveau destin ministériel : « Eh ben, pour les fonctionnaires, ça va pas être le pied ! », suivie d’un rire entendu qui doit faire allusion à quelque histoire locale réservée aux initiés.
Si « ça ne va pas être le pied », c’est que ce méchant con de Tron – c’est bien ce qu’a dit Sarko, non, avant de lui trouver les qualités d’un sous-ministre ? –, a, le 21 janvier 2009 – date propice pour couper des têtes –, cosigné une proposition de loi présentée par une flopée de députés UMP, parmi lesquels Olivier Dassault et Axel Poniatowski, qui ne sont pas connus pour leur amour immodérée de la fonction publique, et pour cause… Ce texte visait à instituer « la liberté de recrutement par les collectivités territoriales ». Avec toujours ces maîtres mots de la Sarkozye dès qu’il s’agit de casser l’existant : modernisation, simplification, adaptation. A quoi ? Au « marché » pardi !
Le texte, que ses signataires de l’UMP espéraient voir entrer en vigueur au 1er janvier 2010, prévoyait que « les personnels des administrations des régions, des départements, des communes, et de leurs établissements publics mentionnés à l’article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires » seraient dorénavant « recrutés par contrat, à l’exception de ceux exerçant une mission de service public, qui restent soumis aux dispositions actuellement en vigueur ». En termes plus immédiatement compréhensibles : à de rares exceptions près – dont la liste n’était pas fournie… –, on n’embaucherait plus que des contractuels, et plus aucun fonctionnaire… De quoi offrir « aux collectivités concernées une souplesse de gestion des compétences de leurs personnels au plus près des besoins réels », selon la formule de faux cul retenue.
Les faux poulets de Draveil ont dû changer de nom
La Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP), dont une branche est spécialisée dans la défense des policiers municipaux, ne s’y était pas trompée, en diffusant en juin 2009 un tract (extrait ci-contre) dénonçant « la création du fonctionnaire jetable » et illustré par les logos de différentes sociétés spécialisées dans le travail temporaire, comme Manpower ou Adecco… Il était titré : « Vers la fin de la fonction publique », et affirmait que Draveil lui avait déjà servi de laboratoire. En effet.
En 1999, la police municipale de Draveil change de nom et devient Draveil Sécurité. Il ne s’agit pas d’une opération marketing. Simplement que la « police municipale » de Georges Tron… n’en est pas une et n’a donc pas le droit de conserver cet intitulé ! Les « policiers » ne peuvent plus se prétendre tels et ne sont plus que des « agents de sécurité de voie publique ». Ce sont des vigiles, des employés de gardiennage, salariés de Draveil Sécurité, rien d’autre.
Il se trouve qu’en avril 1999, la législation sur les polices municipales avait changé, et que la mairie de Draveil n’en avait tenu aucun compte. « Ses agents n’ont pas fait l’école ni passé le concours, certains viennent des services techniques municipaux. Ils portent la tenue sans en avoir le droit ! », s’était insurgé le Syndicat indépendant de la police municipale (SIPM), sans compter leur « recrutement hors du cadre légal », l’« encadrement assuré par des agents retraités issus d’autres corps », l’« absence de formation » et d’« évolution de carrière », etc. Les services de Tron avaient dénoncé une cabbale. Jusqu’à ce que le préfet tranche : c’est bien le SIPM qui avait raison…
Et avec le service municipal Draveil Sécurité, Georges Tron n’a pas forcément trouvé la bonne parade. Car les missions affectées à ses « agents » ne sont pas claires. A dessein ? La loi, elle – et ses textes d’applications – sont clairs : « Les agents de police municipale quel que soit leur grade ne peuvent être que des fonctionnaires territoriaux. La loi prohibe ainsi clairement le recrutement d’agents “supplétifs“ exerçant des missions de police municipale en dehors dudit cadre d’emploi. » A croire que ces précisions ont été rédigées juste pour Tron…
La proposition de loi déposée le 21 janvier 2009 pour liquider petit à petit la fonction publique territoriale, au fur et à mesure des nouveaux recrutements, est passée la trappe. Voilà plus d’un an qu’elle a été renvoyée, pour examen, à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Mais maintenant que Tron est ministre, il peut déposer, non plus une proposition, mais un projet de loi. Qui sera bien plus facilement examiné. Surtout qu’avec la réforme territoriale qui devrait entrer en vigueur en 2014, il a un argument en or pour vendre à l’opinion « une amélioration des services rendus à un moindre coût pour les finances publiques et le contribuable ».
Ce n’est pas dans nos habitudes de donner des conseils de mobilisation et de grève aux fonctionnaires mais, sans vouloir les presser, faudrait se grouiller…
Bruno Larebière
Article extrait de Minute n° 2455 à paraître demain mercredi 7 avril.